Banlieue 13 ultimatum
Avec un bon shaker, on peut faire bien des choses. Même des films ! Ce Banlieue 13 ultimatum en est le parfait exemple. Prenez une pincée de "j'veux faire un film à l'américaine", saupoudrez de "j'me la joue 9-3 en force alors que j'y vis même pas", ajoutez un peu de "nique la police !" sans oublier le zest de "tous pourris au gouvernement !", n'oubliez pas l'égouttoir pour virer les maladresses langagières et autres grossieretés, faites cuire à feu vif type "Pan ! Pan ! Pan ! Boum !" tout le temps, et servez avec un verre de Yamakasi pour obtenir la dispensable suite de Banlieue 13.
Le premier volet avait été réalisé par Pierre Morel, réalisateur estampillé Europa Corp qui, s'il ne brille pas pour sa filmographie, avait un certain savoir-faire qui a permis à Taken d'être le bon divertissement que l'on connait. Pour Patrick Alessandrin, en revanche, on ne peut que déplorer le peu d'âme qu'il insuffle à sa mise en scène. Un vulgaire copier / coller du film d'action lambda américain, avec une prééminence pour les scènes d'action sans éprouver le moindre besoin d'épaissir un script terriblement cliché sous le vernis gauchiste exécrable pour qui ne vote pas Ségolène Royal.
Divertissant, certes. Surtout parce que Cyril Raffaelli a un charisme fou, et que la séquence où il part à la "pêche" est poilante. À part ça, on passe. Ça vaut mieux.
Rang : D
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