03
sep
Destination finale 4

En effet, l'idée pourtant originale voulait voir introniser la Mort de manière à titiller des angoisses autrement plus raimiennes en évitant l'écueil du dandinet squelettique encapuché, faux massive à la main. Dans Destination finale, la Mort est une force à peine perceptible qui n'apprécie que modérément la mise en déroute de ses projets les plus funestes. Or, quand l'une des futures victimes reçoit la vision en avant-première de sa visite peu amicale, il ne lui faut pas chercher midi à quatorze heures pour trouver le moyen d'éviter un voyage gratuit sur les rives du Styx. Seulement la Faucheuse a sale caractère, et elle n'aime pas que l'on contrecarre ses noirs desseins. Faut la comprendre, le programme prend dès lors du retard et la clientèle étant nombreuse, il n'en faut pas beaucoup pour chambouler les horaires prévus. Avec elle, l'heure c'est l'heure. Et c'est à une bande d'adolescents qu'il incombe depuis maintenant quatre films de tenter de lui faire fermer les yeux sur les absences d'une poignée de passagers sur la précieuse liste. Seul hic : si les différents scripts nous rabâchent qu'il est possible de provoquer un oubli volontaire, ce dernier n'est toujours que temporaire et tôt ou tard, la notion de destinée si maladroitement mise en abîme entre en scène et c'est souvent la Mort qui a le dernier mot.
C'est d'ailleurs là que le bât blesse : sitôt installé devant Destination finale 4, on sait par avance à force d'être coutumier au genre que de toute façon, quoique les jeunes gens fassent, quelque soit la façon dont ils vont tenter de se débattre, l'issue sera la même. Comment dès lors provoquer un soupçon d'angoisse quand tout est cousu de fil blanc et que par avance nous sachions quel sera le sort réservé aux impotents ayant eu l'affront de croire qu'on pouvait sauter son tour ?

A David R. Ellis, réalisateur du second opus (paraît-il le meilleur), de se dépêtrer avec un scénario convenu pour en ressortir quelque chose. La 3D est semble-t-il la seule réponse qu'il ait trouvé pour dépoussiérer le mythe, mais son utilisation est tellement superficielle qu'elle nous apparaît bien vaine. Pire encore, elle permet de mettre en lumière les carences frappantes de la mise en scène, aussi peu inspirée que le sont les effets spéciaux, sortis tout droit d'un âge qui n'est certainement plus le nôtre. D'autant que les frappes mortuaires sentent bon la rengaine, chacune manquant d'envergure et d'imagination. On est bien loin de ce qu'Ellis avait réussi à opérer avec la célèbre séquence ouvrant Destination finale 2, les ambitions artistiques ayant été mises ici au placard. Aucun aspect du film n'est abouti, de son rythme lésinant dans une funèbre choucroute à l'horreur proprement dite, aussi insipide qu'invraisemblable.
Que reste-t-il, alors ? La découverte du joli minois de Shantel VanSanten, future star en devenir de la série Les Frères Scott, avec ses faux-airs d'Hayden Panettiere, la blondeur en moins. Bien maigre consolation...
En bref : Partir sur le principe que suspense rime avec fatalité, c'est déjà mettre à mal l'intrigue d'une saga qui a du mal à trouver un second souffle. L'absence d'ambitions artistiques et l'approche désuète de la trois dimensions rendent d'autant plus dispensable ce volet que l'on espère être l'ultime, de peur d'avoir envie de mettre soi-même fin à ses jours.
Que reste-t-il, alors ? La découverte du joli minois de Shantel VanSanten, future star en devenir de la série Les Frères Scott, avec ses faux-airs d'Hayden Panettiere, la blondeur en moins. Bien maigre consolation...
En bref : Partir sur le principe que suspense rime avec fatalité, c'est déjà mettre à mal l'intrigue d'une saga qui a du mal à trouver un second souffle. L'absence d'ambitions artistiques et l'approche désuète de la trois dimensions rendent d'autant plus dispensable ce volet que l'on espère être l'ultime, de peur d'avoir envie de mettre soi-même fin à ses jours.
Rang : E
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on 03 septembre 2009
at jeudi, septembre 03, 2009
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Critique de film
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