[Box Office semaine 15] Fast and Glorious, 4th impact  

Posted by Azariel in

Lors de la rédaction du dernier article consacré au box office, j'avais déjà évoqué la possibilité que Fast and Furious 4 soit préféré à Ponyo sur la falaise. Dans le mille Émile. Je pourrai ressortir mon vieux couplet sur les mauvais goûts des français, mais en même temps, pourrait-on leur en vouloir de préférer un film où sont à l'affiche des poupées comme Michelle Rodriguez et Jordana Brewster ? Même les demoiselles sont comblées, Vin Diesel et Paul Walker étant de beaux morceaux de viande. Fast and Furious, future saga pour teenagers en chaleur ?


The Top :
  • Fast and Furious 4, plein gaz. Première semaine d'exploitation, déjà le million d'entrées. Une pole position qui n'étonne guère avec le retour des personnages du premier opus. Dommage que Rob Cohen n'ait pas fait son retour aussi, car malgré son loupé avec La Momie : la tombe de l'Empereur Dragon, il n'a pas son pareil pour passer de la 2nde à la 6ème en un temps record.
  • Safari dépasse également le million d'entrées, et se positionne en seconde position du box office cette semaine, avec une baisse de fréquentation peu importante. L'effet Kad ?
  • Prédictions suit le rythme et se maintient dans le haut du panier, même si le film d'Alex Proyas est loin de faire l'unanimité. En espérant beaucoup mieux de lui la prochaine fois.
  • Les vacances scolaires permettent à Monstres contre Aliens de garder le cap, avec quasiment le même nombre de spectateurs d'une semaine à l'autre. Avec 628 431 jeunes zouaves, le film de DreamWorks fait un bon parcours même s'il est très loin des chiffres des plus grands succès du studio sur notre territoire.
  • De bons débuts pour Erreur de la banque en votre faveur malgré la concurrence de poids (Coco pour ne citer que lui) et malgré un résultat en deçà de celui obtenu par Ah ! Si j'étais riche, première réalisation de Michel Munz et Gérard Bitton.
  • Avec ses 248 029 rêveurs, Ponyo sur la falaise est dans la lignée des autres résultats obtenus par les longs métrages estampillés Miyazaki. Un score plus qu'honnête au regard du peu de salles exploitant le film en France (251 en total)

The Flop :
  • Petite entrée en matière pour Villa Amalia, dont les critiques dithyrambiques n'ont pas suffi à attirer davantage les foules. Nous ne l'avons pas encore vu à CinéBlog, mais ceci n'est qu'une question de temps !
  • Sacré bide pour le dernier Frears, Chéri et ses 133 modestes copies n'ont pu convaincre que 90 899 spectateurs de venir constater à quel point Michelle Pfeiffer est du haut de ses 51 ans une femme toujours aussi radieuse. C'est Astraal qui ne va pas être content ! (Miaouuuu !)
  • Juste derrière, à la quatorzième position, Dragonball Evolution et ses 87 609 malades mentaux pour un total de 264 373 fous à lier. Triste adaptation pour le plus grand manga de tous les temps. On dit merci qui ? Merci Oncle Sam !
  • Les enfants sont peut-être en vacances, mais ils ont l'air d'avoir beaucoup mieux à faire que d'aller voir La Véritable histoire du Chat botté (16ème) ou Le Monde merveilleux d'Impy (18ème). Perso', je les comprends ! (on a toujours plein de devoirs en plus, durant cette période...)

Et c'est ainsi que je vous quitte pour cette semaine, je m'en vais de ce pas rédiger la critique d'OSS 117 : Rio ne répond plus pendant qu'Astraal finit de rédiger celle de Dans la brume électrique. Elle est pas belle la vie ?

Rachel se marie  

Posted by Azariel in

Il est des douleurs que le temps et les longues séparations n'estompent pas. Des tragédies que l'on tente d'ignorer, une souffrance que l'on mêle à son quotidien jusqu'à en mimer le bien-être quand tout n'est que poussière et cicatrices profondes. La famille de Rachel vit avec le poids d'un drame qui toumente les âmes et déchire les coeurs. À l'extérieur, c'est une heureuse famille recomposée avec le retour à la maison de Kym qui s'apprête à fêter un heureux évènement. Mais à l'intérieur, tout n'est que désolation et tristesse, les conflits latents se manifestent jusqu'à pointer vers un unique évènement. Un accident que l'on évite soigneusement d'évoquer, mais pas Kym qui, après avoir connu des mois d'enfermement en suivant une cure de désintoxication, en a assez de ce silence pesant où tous conspirent à sourire quand tout ne se prête qu'à maudire.

Il n'y aura pas de Deus Ex Machina, c'est au forceps que les non-dits seront arrachés, tantôt du bout des lèvres, tantôt dans un flot de hurlements. Parfois dans les larmes. Et le spectateur dans tout ça ? Jonathan Demme prend bien soin de lui laisser le temps de comprendre ce qui ronge cette famille malheureuse réunie pour un instant de bonheur, un mariage qui prend très vite des allures de règlements de compte. Au centre de toutes les vicissitudes, une Anne Hathaway bouleversante de vulnérabilité dont la nomination aux derniers Golden Globes et aux Oscars n'est pas déméritée. Elle livre une prestation étonnante, interpétrant un personnage explosif au caractère à fleur de peau qui refuse que l'on éponge sa peine à sa place. Elle veut parler, elle veut qu'on l'entende. Elle aime, elle souffre, elle vit avec le pêché et les remords, elle veut que cela se sache, mais personne ne l'écoute. Ni son père, protecteur et gardien du sceau familial, ni sa soeur, cachant derrière ses doléances logorrhéiques une haine pleine de tendresse.


Demme veut que le spectateur soit totalement immergé dans la complexité des émotions qui touchent cette famille en l'empêchant de sombrer dans une quelconque indolence. La nébuleuse mise en place exige un effort de réflexion et d'appréhension qui mue le spectateur en témoin, grâce à cette approche expérimentale qu'ont le cinéaste et son chef-opérateur Declan Quinn, avec cette caméra portée de manière constante, immersive et intrusive, omnisciente et impuissante. Nous transformer en invités n'est pas sans conséquence néfaste, car si la mise en scène ne manque pas d'audace, les longueurs interminables sont inhérentes à la participation au mariage in extenso. L'inexorable est à ce prix, car les ruptures brutales permettent tout autant de se laisser convaincre que le malaise n'est pas que sur l'écran de cinéma. Il nous gagne, nous gêne, nous émeut, nous révolte.

Un vertige oppressant qui n'a pas que du bon, surtout quand il s'agit de reposer ses yeux à force d'être bousculé par les multiples heurts de la caméra à l'épaule, qu'on aimerait trop souvent plus contemplative et moins dirigiste. C'est ce manque de contraste entre l'hystérie ambiante et l'énergie constante insufflée par la réalisation qui empêche un décalage nécessaire entre l'observation et le ressenti, au point que les scènes prononcées de pathos en deviennent salvatrices et trop vite écourtées par ce besoin constant d'aborder avec virtuosité une simple prise de vue d'un mélodrame grandeur nature où se mêlent besoin d'ataraxie des uns et avulsions des autres. L'ennui ne peut donc être écarté de la liste des invités et les noces, réellement rebelles cette fois-ci, s'en retrouvent dynamitées avant d'être dynamisées. L'idée était là, le résultat par moment déçoit.


En bref : Porté par la prestation étourdissante d'une Anne Hathaway émouvante, Rachel se marie ne manquait pas d'audace dans sa façon d'inviter le spectateur à plonger dans l'ampleur du drame qui étouffe une famille. Mais l'aplomb de la mise en scène à immerger n'arrive pas à se défaire des maladresses que le script semblait éviter, avec une forme exagérée pour un fond qui se serait suffit à lui-même.

Rang : C

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Fast and Furious 4  

Posted by Astraal in

Il est de notoriété publique que la franchise Fast and Furious soit l'un des apports culturels les plus important de ces dernières années.
Vin Diesel, poète des temps modernes, fait donc son come back dans ce nouvel opus et porte à bout de bras un scénario d'une grande complexité : Vin Diesel est recherché par la police; il conduit des voitures; il n'est pas content.
Et là vous me direz que ça ne change pas beaucoup de d'habitude. Et bien en effet, vous n'aurez pas une grande surprise en découvrant ce film qui est tout à fait dans la lignée des trois autres.
Au niveau de l'histoire, de l'absence d'histoire ou des deux, il semblerait que Fast and Furious 4 se situe après le 2e opus et avant le 3e et je dis bien semblerait parce que ce point reste bien flou.

Pour ce qui est des points négatifs du film, est-il réellement nécessaire et possible de tous les passer en revue ? De la mise en scène ultra-clippée qui rend nombre de scènes d'action peu compréhensibles à l'histoire ultra-simpliste qui parvient malgré cela à être parfois brouillonne, du jeu des acteurs souvent inexistant à la persistance des "auteurs" à nous infliger des images vues et revues comme des gros plans et travellings sur des arrière-trains bien carrossés de jolies filles et de belles voitures, il est clair que les producteurs de la série prennent une nouvelle fois le parti de divertir de la manière la plus bête et basique qui soit sans autres préoccupations artistiques que celle de rapporter des sous !

Baboulinet pas content ! Quoi ? vous ne connaissez pas Mozinor !

Malgré tout, il subsiste quelques bonnes choses qui pourraient probablement faire de Fast and Furious 4 le meilleur de la série après le premier (est-ce bien difficile ?) à commencer par le fait qu'une fois la barrière de stupidité inhérente au film franchie, on se surprend à être happé par le déroulement de l'histoire.
La faute à Vin Diesel qui, avec un rôle taillé sur mesure, est impressionnant dans le rôle de la brute vengeresse qui fout des tatanes à tout va, baffes au passage que l'on sent bien passer grâce notamment à un son de grande qualité.
Du coup on se retrouve très souvent dans la peau du gamin qui attend que son héros favori casse des bonhommes en deux pour pouvoir ensuite se dire : "Vin, il est vraiment énervé !"
Sur ce point le film remporte son pari et les scènes de tension qui précèdent le moment où Vin Diesel casse tout sont efficaces.
Ajoutez à ceci quelques scènes très spectaculaires et bien faites visuellement malgré leur invraisemblance comme celle du camion qui fait des tonneaux au dessus de la voiture de nos héros que l'on peut apercevoir dans cette bande-annonce.

En bref : on ne change pas une équipe qui rapporte de l'argent gagne.
Fast and Furious 4 ne déroge pas à cette règle même si il n'atteint pas le sommet de nullité installé par Fast and Furious : Tokyo Drift.
Si on s'en tire avec un film d'action qui a au moins le mérite de na pas être trop ennuyeux, préférez voir ou revoir un bon Dirty Harry ou un bon Die Hard à la place !
Je sais ce que vous allez me dire, il n'y a pas Michelle Rodriguez dans ces deux franchises...
Soit !

Rang : D

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[Bande-annonce] Kambakkht Ishq : l'avant-The Expendables de Sly  

Posted by Azariel in

La news était tombée il y a plusieurs mois : un film indien allait réunir à l'écran plusieurs stars américaines. Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Brandon Routh, Carmen Electra ou encore Denise Richards sont de la partie. Bollywood tournant à Hollywood, voilà qui est des plus surprenant ! D'autant que c'est la première fois qu'un film indien est tourné dans les studios Universal.

Réalisé par Sabir Khan, Kambakkht Ishq réunit également Akshay Kumar, Kareena Kapoor, Aftab Shivdasani, ainsi qu'Amrita Arora. Sortie prévue le 29 mai prochain en Inde.

Il est question d'un cascadeur indien tentant sa chance à Hollywood qui va faire la rencontre d'une belle jeune femme célèbre. Dès leur première rencontre, les étincelles surgissent, tant celles causées par la haine que celles issues de la passion. Un mélange correspondant à merveille au ton du film, preuve matérielle de la folie des producteurs indiens à mélanger les genres dans un déluge de couleurs et d'argent coulant à flot (on parle d'un budget pharonique dépassant les 100 crores, en sachant qu'1 crore correspond à 10 millions de rupees !).

Le résultat en images, avec la bande-annonce que CinéBlog vous propose de regarder. Attachez vos ceintures, Slumdog Millionaire à côté, c'est du lait pour chaton poids plume !

Chéri  

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Michelle Pfeiffer a été élue dans un sondage en 2007 star qui embellit le plus avec les années. Il n'y a qu'à voir Chéri pour s'en convaincre. Dans le rôle de la courtisane fortunée Léa de Lonval, l'ex-Catwoman irradie de beauté. Face à elle, le jeune Rupert Friend, le "Chéri" en question. De son nom Fred Peloux. Il est le fils d'une ancienne rivale de Léa, et vivra une liaison durant six longues années avec la jolie blonde jusqu'à ce que sa mère décide d'arranger un mariage avec la ravissante Edmée, un beau parti grâce à une mère fortunée. Mais au moment des séparations entre Léa et Fred, tout deux comprennent qu'un attachement plus profond qu'ils ne l'avaient imaginé les unit à jamais.

Avec le scénariste oscarisé des Liaisons dangereuses, Stephen Frears adapte l'oeuvre de Colette avec brio. La reconstitution du Paris du début de XXème siècle est sidérante, et la mise en scène élégante et soignée. On sent un véritable travail d'orfèvre qui n'est pas sans nous rappeler celui accompli dans The Queen. L'ex-Président du jury du 60ème festival de Cannes est aussi un formidable peintre des passions humaines, et explore avec Chéri les catacombes exaltées du sentiment amoureux, parfois avec grâce, parfois avec mélancolie. Tout en poésie, son sens du cadrage met en abîme la valse des faux-semblants et illumine le jeu des deux acteurs, dont la présence solaire cache la furie des ombres lancinantes recouvrant les secrets de l'âme.

Rang : B

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Ponyo sur la falaise  

Posted by Azariel in

La sortie d'un long métrage de Hayao Miyazaki est toujours un évènement en soi. Auteur de chefs-d'oeuvre tels Mon voisin Totoro, Le Voyage de Chihiro, ou dernièrement Le Château ambulant, Miyazaki est aussi l'un des fondateurs du Studio Ghibli dont la réputation n'est plus à faire. Studio entièrement dévolu aux films d'animation, le succès critique et public des oeuvres réalisées sous la direction de l'un des maîtres du genre n'a jamais fait démentir les raisons de sa notoriété. Il faut dire que Miyazaki a été à très bonne école, puisqu'après avoir fait ses débuts dans le studio d'animation Tôei dans les années '60 (la référence nippone à cette époque), il y rencontra un homme qui devint son mentor et avec qui il fonda Le Studio Ghibli, le bien nommé Isao Takahata (réalisateur du Tombeau des lucioles).

Véritable magicien du crayon, Dieu vivant au Japon, Miyazaki est un artiste issu d'une race en voie d'extinction, qui sait faire rimer à merveille poésie et nostalgie, simplicité et profondeur subtile. Sa nouvelle création s'inspire de La Petite Sirène, conte d'Andersen déjà porté à l'écran en 1990 par John Musker et Ron Clements pour le compte des studios Walt Disney. Pourtant, il apparait évident après quelques minutes que Ponyo sur la falaise a une âme qui lui soit propre, un univers et une dimension miyazakienne, une beauté et une grâce sans nul autre pareil, et une conduite narrative miraculeusement envoûtante ne laissant que très peu de place à la négation. C'est aussi ça, la magie Miyazaki.


Ponyo sur la falaise, c'est avant tout l'histoire de deux enfants s'aimant malgré leur différence. L'un est un petit garçon ordinaire et plein d'innocence mais sacrément dégourdi, l'autre est un petit poisson rouge qui rêve d'un monde plus grand et plus vaste que le fond des océans. Ode à la vie et à l'amour prônant la tolérance, Miyazaki n'oublie pas pour autant ses préoccupations écologistes de toujours, celles-ci étant astucieusement présentes et disséminées à travers certains plans, d'une simple canette de soda flottant sur l'eau dans un coin de l'écran aux discours de Fujimoto abordant la destruction de la nature par la cupidité de l'homme, figure de proue de l'Oeuvre miyazakienne et thème récurrent déjà présent dans Nausicaä de la vallée du vent ou Princesse Mononoké.

Porté par les mélodies ensorcelantes de Joe Hisaishi, compositeur fétiche de Miyazaki depuis de nombreuses années, Ponyo sur la falaise marque ainsi la neuvième collaboration entre les deux hommes. Leur complicité artistique se ressent depuis le commencement, avec cette approche presque candide de lier essence de l'être humain et magie du monde en trouvant une harmonie intimiste dénuée d'aprorisme socio-culturel. Une vision enfantine du cosmos qui a le don de nous entraîner malgré notre quotidien pesant dans un univers evanescent et onirique jusqu'à nous faire retrouver l'espace d'un film nos yeux d'enfants.


Miyazaki tenait à donner à sa dernière création une direction esthétique visant l'épure. La 3D du Voyage de Chihiro et du Château ambulant laisse la place à l'animation traditionnelle pure, avec une forte prééminence pour la composition spatiale et l'éclat de la couleur. Un monde tout en pastel favorisant la féérie visuelle et participant tant à nous enchanter qu'à nous ébahir. La magie opère même si les défauts sont présents, car ils participent d'un tout qui permettent l'éveil d'un inconscient collectif destiné à rêver avant tout jusqu'à ce que les déceler en devienne contingent. On appelle également cela le génie.


En bref : Miyazaki signe avec Ponyo sur la falaise une fable écologique dans laquelle émerveillement rime avec constant. Débordant d'élégance et d'inventivité, l'univers coloré de cette oeuvre entraîne vers les délices de l'enfance qu'il est toujours agréable d'à nouveau savourer tant avec les yeux qu'avec le coeur. La poésie enchanteresse réussit, comme toujours chez Miyazaki, à nous faire oublier les quelques défauts qui n'ont au final que peu d'importance. Certainement pas le meilleur du maître, mais assurément magique.

Rang : B

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Erreur de la banque en votre faveur  

Posted by Azariel in

Enfin une comédie française plaisante à regarder ! C'est qu'elles sont rares, ces comédies bien écrites, bien ficelées, et rondement menées. Il faudra penser à remercier Michel Munz et Gérard Bitton pour cette Erreur de la banque en votre faveur, un film tombant à pic car faisant malheureusement écho avec l'actualité (comme c'est étrange...)

L'histoire d'un maître d'hôtel dans une banque dirigée par de véritables crapules qui rêve d'ouvrir en compagnie de son meilleur ami cuisinier un restaurant de grand standing. Il ne lui manque que les fonds financiers pour mener à terme son projet. La banque lui refusant un prêt, c'est en écoutant aux portes que notre Robin des Bois va collecter les informations nécessaires pour placer judicieusement ses billes en bourse et ainsi faire fructifier son capital. Délit d'initié ? Qu'importe. Tant que ça marche. Et ça marche ! Jusqu'à ce qu'un jour il se fasse prendre la main dans le sac...

Outre son script, un modèle du genre, Erreur de la banque en votre faveur doit beaucoup à son duo Lanvin / Darroussin, au sommet de leur forme. Ils ne sont pas les seuls à parfaitement interpréter les rôles soigneusement écrits par les deux scénaristes de La Vérité si je mens, puisque Barbara Schulz et Jennifer Decker illuminent avec grâce l'écran dans de petits rôles gravitant autour de nos deux compères. En résulte une comédie pétillante qui a l'art de ne pas oublier ses personnages en favorisant la satire, et de conjuguer à merveille cynisme et humanisme. On ne rit du coup pas souvent, mais lorsque c'est sensé être le cas, on obtempère sans broncher. Jouissif !

Rang : B

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