[Box Office semaine 32] Là-haut s'envole, G.I. Joe décolle  

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Je ne suis pas encore allé au cinéma cette semaine. Les nouvelles sorties je le confesse ne m'attirent pas beaucoup. Une fois n'est pas coutume, il va falloir que je me fasse violence pour aller voir Partir ou Demain dès l'aube..., et il m'apparaît de plus en plus évident que je ferais l'impasse sur le reste. Un critique, devenir sélectif ? Et bien oui, surtout quand le critique en question fait cela pour le plaisir et doit à côté prendre le temps de gagner un vrai salaire ! A quand la rémunération des blogueurs, mhm ?


The Top :
  • N'est pas né celui qui fera de l'ombre à Là-haut en un claquement de doigts ! Le chef-d'oeuvre de Pixar tient tête aux nouvelles sorties et continue de squatter le haut du classement. Il ne faudra pas moins d'un Inglourious Basterds pour le voir à nouveau toucher terre, à mon humble avis.
  • Score relativement convenable pour G.I. Joe - Le réveil du Cobra, deuxième et loin devant les autres nouveautés. Quant à savoir si le film de Sommers fera une meilleure carrière sur notre territoire que Transformers 2 la revanche et Terminator Renaissance, j'en doute.
  • Alors qu'Harry Potter et le Prince de sang mêlé passe le cap des cinq millions de spectateurs, L'Âge de glace 3 - Le Temps des dinosaures passe celui des sept millions s'impose de loin comme le plus gros succès annuel en France. Qui parie pour qu'il le reste jusqu'à la fin de l'année ? Moi pas !
  • Big Up pour Very Bad Trip, toujours dans le Top 10 après sept semaines d'exploitation. De quoi donner des leçons à plus d'un.

The Flop :
  • Little New York commence doucement, réunissant 58 633 français dans les salles malgré ses 170 copies. La mauvaise critique ne lui a pas fait que du bien !
  • Une arnaque presque parfaite ne fait guère mieux, dix-huitième avec 21 727 fauteuils occupés. Un film il faut le dire qui ne fait pas le poids face à la concurrence actuelle.
  • Un dernier mot sur Soie, n'apparaissant même pas dans le Top 20, n'intéressant presque personne, et déjà classé dans les films qui sont venus faire un petit coucou rapide sur nos écrans par politesse. Ou, comme disait une amie étudiante de japonais (qui disons-le arrive à s'endormir devant Usual Suspects ce qui, vous en conviendrez tous, est particulièrement honteux), comment s'amuser de la vision cinématographique occidentale faussée du Japon.

On se retrouve bientôt si je trouve le courage d'aller voir les nouveautés et d'en écrire les critiques. En même temps, après avoir vu Inglourious Basterds, le monde me paraît soudainement bien vide sans Tarantino aux commandes...

Legion : l'enfer venu du paradis  

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Difficile de se prononcer sur Legion tant l'on hésite entre nanar cosmique ou série B apocalyptique. Une chose est sûre, la bande annonce dévoilée au récent Comic-Con de San Diego ne laisse pas indifférent. Il est question d'un ras-le-bol général de Dieu envers l'espèce humaine (et de ce côté-là, difficile de ne pas le comprendre) se caractérisant par l'envoi massif d'une armée d'anges exterminateurs. Un seul parmi eux prendra notre défense et devra protéger une femme dans un restaurant-routier en plein désert, enceinte du nouveau messie, seul obstacle à la volonté du Créateur.



Côté casting, nous retrouverons dans la peau de l'archange Michael Paul Bettany, Kevin Durand prêtant ses traits à l'archange Gabriel. Les accompagneront Dennis Quaid, Kate Walsh, Lucas Black, ou encore Adrianne Palicki.

Legion sera réalisé par Scott Charles Stewart et devrait sortir le 17 mars 2010 sous nos latitudes. Si l'on survit jusque là...

Nouveau trailer pour Astro Boy !  

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Aaaaah, je les entends déjà rugir, les fans de la première heure. Il faut dire que le concept d'Astro Boy n'est plus tout jeune, les aventures du petit robot ayant fait le bonheur de plusieurs générations (dont la mienne).

Son grand retour est attendu par une cohorte de fans, orphelins du célèbre Osamu Tezuka (le mangaka à l'origine du personnage) depuis la fin des années 80, tous curieux d'assister à cette renaissance annoncée en images de synthèse. Jugez par vous-même du résultat !





Attendu pour le 09 décembre 2009 sur notre territoire, Astro Boy sera réalisé par David Bowers (déjà à l'origine de Souris City), avec cette immense responsabilité de nous faire (re)découvrir Metro City. Il y en a qui n'ont peur de rien...

Joueuse  

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Est-ce la folie qui ici est illustrée durant 1H40 alors que visions cauchemardesques bousculent réalités platoniques ? Est-ce l'obsession qui ici est disséquée à travers le malaise d'une femme pas tout à fait accomplie, abandonnée quotidiennement par son mari ? Pourtant impénétrable, Sandrine Bonnaire se construit peu à peu sous nos yeux, la carapace de la superficialité latente faisant loi dans une vie dogmatisée par des principes éthérés perdant de sa substance au gré d'une passion dévorante.

Ce combat contre le quotidien et le cadre que l'on s'impose, elle le mène sur l'échiquier, Caroline Bottaro ne perdant pas une miette des moindres frémissements du visage de son amazone, sa mise en scène épousant l'indicible épanouissement qui trouve sa source dans la fuite d'un quotidien étriqué. Peu de plans s'intéresse au jeu, la cinéaste capturant les émotions au risque de considérablement se répéter. Car si le chrysalide prend délicatement forme, la fascination de la nymphe partagée par son marionnettiste devient omniprésente et restreint l'intérêt d'une réalisation qui pêche par son conventionnalisme quand un cadrage plus resserré aurait pu permettre de matérialiser l'étouffement pourtant revendiqué. Cette retenue trahit les intentions grossières d'une métaphore sur un jeu amoureux perdant dès lors de sa superbe.


Rang : C

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Little New York  

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Un plan rassemble ces trois hommes et révèle à lui-seul le dessein d'un récit jouxtant métaphore et désespoir. Ce plan, commun à une quête de sens tissant et entremêlant ces trois destins liés dans l'adversité, c'est celui de Manhattan. Il représente cette ambition partagée de s'émanciper des voies tracées dans une médiocrité relative qui n'est pour aucun de leur goût. Qu'il s'agisse d'Ethan Hawke, humble vidangeur de fosses septiques, prêt à commettre l'irréparable pour assurer l'avenir du bébé que sa femme va mettre au monde au prix de son âme, ou Seymour Cassel, désireux de racheter la sienne parce que la mafia locale n'en finit plus de s'essuyer les pieds dessus en l'obligeant à découper du macchabée dans son arrière-boutique, ou encore Vincent D'Onofrio, chef de la-dite organisation, désireux de devenir le parrain de Staten Island, tous sont accablés par la fatalité. Tous veulent y remédier. Quitte à se priver du peu d'ataraxie dont ils souffrent.

A la baguette, le scénariste James De Monaco qui signe là son premier long. Il y a une ambition certaine quant aux sujets abordés au gré des errements chaotiques des personnages principaux, et l'on ne peut que se réjouir devant un tel travail d'orfèvre tant son sens du cadrage est lourd de sens, ses plans soignés et la tenue dramatique exemplaire. Il manque au final un rien de personnalité dans la mise en scène qui brille davantage pour sa vacuité démonstrative que pour son génie, tant les risques sont minimes et l'originalité absente. C'est ce surplus de grâce qui fait de cinéastes comme Tarantino des maîtres de la comédie noire, car si tout ici paraît pleinement maîtrisé, il n'en demeure pas moins que l'ensemble manque de tempérament. Les trois acteurs pourtant s'avèrent particulièrement brillants et permettent à ce polar urbain de jouir d'une solide interprétation qui donne à oublier qu'ici les codes ne sont que trop bien respectés.


Rang : C

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Soie  

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Titre trompeur car moteur supposé de l'action, Soie n'est pas tant le combat d'un homme pour sauver son village que le triangle amoureux qui d'apparence s'ignore duquel il est la pierre angulaire, entre hésitations, passions, et convenance.

Nous sommes au début des années 1860, et une maladie ravage les élevages européens de vers de soie, condamnant une industrie jusque là fleurissante. Hervé Joncour (Michael Pitt) est chargé de se rendre au Japon, alors fermé aux étrangers, pour y acheter au péril de sa vie des oeufs sains afin de produire, dit-on, la plus belle soie du monde. Il laisse de ce fait derrière lui la jeune et belle Hélène (Keira Knightley), femme dont il est amoureux et qu'il épousera.

Dès le premier plan, le cinéaste François Girard déporte notre attention sur le véritable enjeu de son film, surlignant une recherche esthétique pleine de beauté incandescente et de poésie, avec cette approche picturale qui transcende les errances amoureuses du jeune homme. La narration est alors abandonnée au profit de la contemplation, prenant dès lors le risque d'entraîner le spectateur dans un torrent d'ennuis aux longues attentes rarement satisfaites. Ce qui aurait mérité davantage d'attention est à peine esquissé, qu'il s'agisse des sentiments de notre aventurier pour cette troublante japonaise (Sei Ashina) à la présence aussi magnétique qu'insaisissable, ou encore les dangers qui le menacent lors de son long voyage vers le pays du soleil levant.

L'on sent alors un réalisateur uniquement intéressé par la sensualité que dégagent des séquences où la caméra caresse corps et décors, s'attardant sur les moindres détails visuels et sonores afin de préserver cette candeur enivrée de romantisme. Si le scénario est en grande partie fidèle au roman dont il tire sa grâce, il aurait été préférable de lui apporter une densité et une profondeur salutaires, à commencer par les seconds rôles.


Il est très frustrant de suivre les péripéties d'Hervé dont le dilemme est source d'un intérêt certain pour le voir entretenir des rapports avec des personnages qu'on ne nous laisse pas le temps de connaître et de comprendre. Passe encore Alfred Molina qui arrive en seulement quelques scènes à apporter une brise d'humour et de légèreté des plus appréciables, mais Keira ici est malheureusement réduite au second plan alors que son importance grandit chemin faisant, jusqu'à un finale qui avait tout pour laisser pantois. Même constat pour la jeune fille, toujours dans l'ombre du personnage de Jubei (Koji Yakusho) et dont la présence évanescente ne permet pas de saisir toute la délicatesse du lien qui se noue avec Hervé. Restent uniquement ces belles images trop souvent noyées par le doux son des violons qui rappellent l'immense gâchis d'un film qui avait tout pour nous transporter sans mal dans un élan romanesque si son script avait été plus poussé et son metteur en scène moins concentré sur l'impact émotionnel à travers son exploration formelle.


En bref : C'est avec beaucoup de regret que l'on plonge trop régulièrement dans un ennui profond devant Soie, car tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce film une épopée dramatique pleine de lyrisme. De beaux plans masquent hélas une volonté d'estomper la narration au lieu de la nourrir, et l'empathie pour les personnages du coup ne s'empare jamais de nous. Un chef-d'oeuvre potentiel se terre alors sous une brume épaisse qu'il est malheureusement impossible de dissiper.


Rang : D

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New York, I Love You : la bande annonce officielle !  

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Un an après la diffusion du premier trailer, New York, I Love You se dévoile à nouveau sur la toile pour notre plus grand bonheur.

A l'origine, il y eut l'expérience Paris, Je T'aime, un concept séduisant transposé de la capitale française à la ville qui ne dort jamais. Dix cinéastes font chacun réaliser un court métrage qui représentera le segment de ce film hors du commun, avec pour point de départ une rencontre amoureuse au coeur d'un des quartiers de la Grosse Pomme.

Beaucoup d'acteurs célèbres apparaîtront dans le film, à savoir Andy Garcia, Shia LaBeouf, Hayden Christensen, Natalie Portman, John Hurt, Orlando Bloom, James Caan, Christina Ricci, Shu Qi, Ethan Hawke, Maggie Q, ou encore Robin Wright Penn. Excusez du peu ! Cette bande annonce nous laisse un avant-goût de ce qui nous attend, alors dégustez sans modération !





New York, I Love You réunira également un panel impressionnant de réalisateurs, en vrac Fatih Akin, Yvan Attal, Allen Hughes, Shunji Iwai, Wen Jiang, Shekhar Kapur, Joshua Marston, Mira Nair, Natalie Portman, et enfin Brett Ratner.

Aucune date de sortie n'est annoncée pour la France, mais l'on parle du 16 octobre pour les Etats-Unis.