On craignait que 2009 ne soutienne pas un instant la comparaison côté perles avec 2008 tant des chefs-d'oeuvre tels The Spirit ou Alien vs. Predator - Requiem avaient placé la barre haute. Très haute. Mais grâce à James Wong, on atteint des sommets incommensurables , au point qu'aucun Oscar, aucune médaille, aucun Razzie ne serait être à la hauteur de l'évènement à célébrer. Oui chers lecteurs, Dragonball Evolution est un nanar cosmique, une nullité intergalactique, une tâche cancérigène dans les entrailles hollywoodiennes, une hérésie cinématographique, la quintessence de la stupidité humaine, le ridicule à son paroxysme, une expérience cinéphile qui écoeure à défaut de pousser au suicide. Bref, une daube.Non pas que nous soyons surpris de nous retrouver face à un tel résultat, les bandes-annonces successives dévoilées sur la toile étaient suffisamment explicites (et honnêtes sur la qualité de la marchandise : c'est assez rare pour être souligné...) pour que nous sachions à quoi nous attendre. D'autant que le choix de laisser la mise en scène à un cinéaste (si on peut appeler ce type un "cinéaste") comme James Wong, monsieur Destination finale et The One, n'était pas pour nous rassurer. La seule question intelligible que l'on pourrait essayer de formuler si nos neurones arrivent encore à fonctionner après avoir été contaminés par l'imbécillité qui émane de cette comédie satirique (ou film d'action, selon le point de vue) serait : "pourquoi ?"
Non, cette photographie n'est pas tirée de Buffy contre les vampires. Un indice : c'est (je crois) un Namek...Cette parenthèse historique pour à nouveau poser la question du "pourquoi ?". Car s'il est une oeuvre issue de la culture populaire nippone qui aurait mérité une adaptation cinématographique avec des moyens, portée par un casting de luxe, mis en scène par un réalisateur digne de ce nom, c'est bel et bien Dragon Ball. C'est d'ailleurs peut-être là la plus grande faiblesse d'Hollywood à ce jour, à savoir une incapacité totale à respecter les cultures différentes, à ne pas comprendre l'art de la narration et le sens de l'esthétisme européen et oriental, à se borner à l'american way avec des producteurs interventionnistes capables de transformer l'or en plomb. Il n'y a qu'à voir le destin des réalisateurs étrangers sur le territoire américain pour s'en convaincre : côté français, Pitof et Mathieu Kassovitz en ont récemment fait les frais. Même un maître comme John Woo s'est vu contraint de jeter l'éponge et de retourner en Chine pour signer à nouveau un grand film.
En bref : Mouhahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !!
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