
L'ennui avec le long métrage de David Hackl, d'abord chef décorateur du troisième et du quatrième opus avant de passer derrière la caméra pour ce cinquième volet (et non le dernier, un sixième retour du Tueur au puzzle étant déjà en chantier), c'est qu'il nécessite d'avoir vu l'épisode précédent pour comprendre où commence l'intrigue. Ce n'était d'ailleurs pas mon cas puisque je n'avais vu à ce jour que les deux premiers.
L'ennui avec Saw 5 c'est qu'il est terriblement ennuyeux : l'on attend qu'à un moment viennent se greffer au script des retournements de situation, mais ce n'est jamais le cas puisque les flashbacks nous racontent bien tranquillement ce que la fin du film sera. Quel intérêt dans ce cas ? Les mises à mort ayant fait la renommée de la saga ?
L'ennui avec ce film d'épouvante-horreur c'est qu'il n'y a aucune épouvante, et que côté horreur, on repassera. Le fameux puzzle du Jigsaw passe ici pour presque anodin, le montage tantôt parallèle tantôt alterné venant couper toutes les trois minutes la terrible épreuve que vivent les cinq "privilégiés". D'autant que les morts sont bien moins spectaculaires qu'avant, et l'on en vient à se demander si bientôt la série ne deviendra pas tout public.
L'ennui avec ce film est qu'il donne l'impression d'être tout simplement un résumé des quatre épisodes précédents, afin de créer une connectique entre tous les évènements et permettre la transition entre l'ancien et le nouveau tueur. Un résumé à peine digne de ceux précédant les sitcoms d'AB Produtions.
L'ennui au final, c'est de n'être qu'ennui. Bienvenue au cinéma "fast food", où qualité rime avec poubelle et prises de risque des studios avec rêve éveillé.
Rang : D

Certes le nouveau film de Pierre Jolivet parait bien peu crédible, et nous entraine dans une histoire d'espionnage farfelue où trois chevaliers des temps modernes (Roschdy Zem, Jean-Paul Rouve et Marie Gillain) partent en croisade contre une multinationale d'agro-chimie responsable de la pollution de la source de revenus de notre joyeuse bande.
Certes le cinéaste tente de surfer sur le succès de Ma petite entreprise, qui pourtant n'a pas grand chose à voir.
Certes nous sommes tout proches de la caricature du monde de l'économie, d'autant qu'un sujet aussi actuel que l'écologie ne peut donner tort aux propos altermondialistes défendus par un scénario parfois poussif, et jouant sur le mythe doucement rêvé par tous d'être David faisant la nique à Goliath.
Et alors ?
L'intérêt de La Très très grande entreprise réside avant tout dans la performance des comédiens, rendant plaisant, par leur justesse et leur sens de la répartie, le long métrage qui ne manque ni d'humour ni de sens. On a le sentiment que chaque rôle est écrit sur mesure et l'on prend bien du plaisir à voir ce trio tantôt s'enguirlander tantôt avoir des discours sexistes en employant un ton autant acerbe que le sujet est plus que contemporain.
Une bonne comédie, et une bonne surprise.
Rang : B
Mlle Eddie, dont le blog se trouve à cet endroit, a écrit un article sur les musiques de films qu'elle jugeait indispensables (vous pouvez retrouver cet article en cliquant ici même).
Depuis la lecture de cet article, je me suis maintes fois demandé quelle serait ma liste, et puis je me suis vite rendu compte que je me posais la mauvaise question. Des musiques de légende, il y en a des centaines. On pourrait citer une grande partie des répertoires d'Hans Zimmer, de John Williams, de Danny Elfman, de Max Steiner, ainsi que les innombrables chansons écrites pour l'occasion.
En revanche, il se trouve que ma passion est le cinéma, ce qui ne m'empêche pas d'être un grand amoureux de musique, et celle-ci fait partie intégrante du processus cinématographique puisque depuis 1927 et Le Chanteur de Jazz, le cinéma est parlant, cette révolution ayant entrainée dans son sillage l'écriture de musiques originales, auparavant le cadet des soucis des studios hollywoodiens.
En découle une question : quelles sont les musiques m'ayant marquées lors du visionnage d'un long métrage ? Évidemment, il y en aurait beaucoup à citer, mais j'aimerai répondre à cette question de manière totalement subjective. Il n'est donc pas question de vous parler d'indispensables, Mlle Eddie l'a très bien fait. En revanche, je voudrais vous faire partager les grands moments de cinéma que j'ai vécu à travers une chanson, ou une musique.
Il n'est donc pas question de goûts musicaux, ni de musiques de films, mais d'un émoi cinématographique à travers / à cause d'une musique.
Barry Lyndon

Je pense qu'il sera inutile de parler de ce que je considère comme le meilleur film de Stanley Kubrick (je vous avais prévenu, place à ma subjectivité !), porté par la musique de Haendel et Schubert. Si néanmoins vous n'avez jamais vu ce film narrant l'histoire du jeune Redmond Barry à travers l'Europe du XVIIIème siècle, je vous conseille de vous précipiter dans votre vidéo-club et de le regarder au plus vite.
Une grande musique pleine de lyrisme pour un grand film.
John Williams en deux actes : Star Wars & Jaws
Comment ne pas parler de John Williams qui a tant apporté rien qu'avec les B.O. des films de Steven Spielberg et George Lucas. Deux pourtant m'ont particulièrement marqué, pour des raisons très différentes. D'abord le fameux Duel of the Fates de Star Wars : épisode I - La Menace fantôme, qui est sûrement la meilleure chose à prendre du long métrage tant elle personnifie à elle seule Darth Maul. Et quelle personnification ! L'entendre me rappelle ce duel au sommet entre les deux Jedis et le Sith et toute l'excitation que j'ai pu ressentir lorsqu'en 1999 j'étais devant, assis dans une salle de cinéma avec mon ami Loky (peut-être vous en touchera-t'il un mot dans les commentaires à l'occasion !).
Ensuite, comment ne pas évoquer LE film qui me fiche encore la frousse. Peur bleue que j'ai d'ailleurs combattu en faisant de la plongée sous-marine tant ce film m'a profondément marqué, et la musique n'y est pas étrangère.
Spielberg avait d'ailleurs présenté au studio une version de Jaws sans sa musique. Devant un film où l'on voyait peu le requin, les producteurs se sont interrogés sur l'intérêt du métrage, mais leur doute s'est très vite dissipé une fois que l'on a adjoint à la vue subjective la musique désormais célèbre de Williams. C'est dire son impact, cette dernière faisant trembler davantage que le grand blanc lui-même !
Arnold Schwarzenegger, de Conan au T-800
On a beau l'oublier, surtout en ce qui concerne la jeune génération, mais Arnold Schwarzenegger, même s'il n'est pas un grand acteur, n'en est pas moins un acteur ayant tourné dans de grands films. Et Conan The Barbarian (1982) de John Milius est l'un d'eux. Plus encore, il est élevé aujourd'hui et à juste titre au rang de film culte, et aucun film plus de 25 ans après, trilogie de Lord of the Rings comprise, n'a fait mieux dans le genre heroic fantasy. Gouvernator incarne un Conan puissant, inoubliable, inégalable, dû en partie parce que le rôle ne nécessitait de lui que présence charismatique mais également grâce à une B.O. magistrale de bout en bout où rien est à jeter. Anvil of Crom est le thème principal et vous plonge de la plus belle des manières dans l'épopée du cimmérien.
On s'accordera à dire que Schwarzy a fait ses meilleurs films avec James Cameron, mais Terminator (1985) a une aura particulière pour moi. Film avec lequel j'ai grandi, qui m'a toujours fasciné et qui éveille en moi tellement de sentiments que je suis au bord des larmes rien qu'en entendant le thème principal du premier opus, pourtant en deçà qualitativement de la remasterisation effectuée pour les besoins de Terminator 2 : le jugement dernier.Je me revois encore enfant mettre ma vieille VHS dans mon magnétoscope et admirer le générique de début, observant les lettres dessiner les mots.
Un film à jamais dans mon coeur, tellement en avance sur son temps, même si aujourd'hui il a beaucoup vieilli.
Rocky, un rôle sur mesure pour Sylvester
Je pense ne pas avoir besoin de présenter la B.O. de Rocky (1976), aussi légendaire que le film lui-même.On peut ne pas aimer le long métrage qui apporta la gloire à Sylvester Stallone, mais difficile de nier que le thème du film est connu de tous tant il est singulier et est indissociable des valeurs telles que le courage et le dépassement de soi, encore aujourd'hui.
Ma préférence va à la chanson du groupe Survivor, Eye of the Tiger, thème du troisième opus de la saga. On ne s'y trompe pas d'ailleurs puisqu' "avoir l'oeil du tigre" est une expression intégrée à nos coutumes et moeurs. Un vrai coup de génie qui valu au groupe d'être également l'auteur du thème de Rocky IV, Burning Heart.
Pulp Fiction
Dire que Quentin Tarantino a révolutionné le cinéma contemporain serait un doux euphémisme. Non seulement il réinventa à lui seul (et un peu avec l'aide de son pote Roger Avary) un genre cinématographique, mais en plus il remit au goût du jour un certain genre musical qui fit fureur dans ses longs métrages.Pulp Fiction (1994) regorge à ce titre de standards mais difficile de passer à côté de la dynamite de Urge Overkill, la très célèbre Girl, you'll be a woman soon. Et l'on repense à Uma Thurman se tortillant devant un John Travolta rescucité dans le rôle de Vincent Vega, et l'on est 14 ans après toujours autant sidéré par la scène où les deux compères dansent lors d'un concours hors norme. Culte, tout simplement.
Kill Bill : volume 1

La Mariée est sans conteste pour Uma Thurman le rôle de sa vie, et l'on peut dire que Tarantino n'a pas fait les choses à moitié pour tenir la promesse qu'il lui avait faite lors du tournage de Pulp Fiction.
Le dyptique Kill Bill est une réussite en tout point, les Tarantino les plus accomplis d'un point de vue esthétique, et comme toujours, la B.O. met à l'honneur le travail du Maître.
Après une séquence incroyablement sanglante et brutale entonne la chanson de Nancy Sinatra, Bang Bang (My Baby shot me down), accompagnant de la plus belle des manières le générique faisant suite. Une leçon de cinéma qu'on aurait tort d'oublier.
Blade Runner
Vangelis, ou comment gamin j'ai appris devant Blade Runner (1982) la signification du mot "sensualité". Le Love Theme que je vous propose dans cette playlist vous paraitra peut-être anodin à l'écoute, mais replacé dans le contexte du film, avec toute cette tension sexuelle entre Harisson Ford et la très belle Sean Young, difficile de ne pas être profondément marqué par l'air divin de l'instrument à vent résonnant dans vos enceintes.Au delà de sa B.O. très particulière, Blade Runner reste 26 ans après l'un de mes films préférés, sans conteste dans mon Top 3, et dont le charme ne s'estompe pas malgré le poids des années et malgré une récente restauration pour une édition 5 DVD que je vous recommande chaudement. En tout cas, me concernant, elle trône fièrement dans ma DVDthèque.
Closer, entre adultes consentants

Une rue de Londres. Une séquence entière montée sur le principe du ralenti. Natalie Portman débordant de sensualité. Jude Law, beau comme un dieu grec la remarque. The Blower's Daughter de Damien Rice accompagnant la scène. Il la remarque. Elle le remarque. Accident de voiture. Elle fait boum sur le sol, et c'est notre coeur qui fait boum également.
La magie au cinéma, ça existe parfois.
Ghost
Comment ne pas évoquer en entendant Unchained Melody de The Righteous Brothers la scène mythique de poterie dans Ghost (1990) ? Déjà 18 ans nous séparent, cependant Demi Moore et Patrick Swayze restent encore à ce jour l'un des plus beaux couples jamais formés à l'écran.Une belle réussite pour un film auquel même sa productrice Lisa Weinstein et son metteur en scène Jerry Zucker ne semblaient imaginer possible.
Hélas un des derniers premiers rôles dignes de ce nom pour Pat', qui ira de déconvenue en déconvenue, jusqu'à être un second rôle se faisant plutôt rare à l'écran. Il nous restera de lui des films inoubliables et Ghost en fait parti.
Top Gun
Elle s'appelait Saskia. Elle était la plus belle fille de toute la colo'. Tous les mecs bavaient sur elle. Littéralement. Une chevelure d'or sans pareille et un regard émeraude à vous pétrifier sur place. Un sourire à vous faire tomber par terre et une classe que pouvait lui envier Cindy Crawford.Tous voulaient sortir avec, et même si je ne me suis pas manifesté, sûrement que moi aussi.
Et puis vint la fête d'adieu, l'été finissant. Sous une chaleur torride et un ciel étoilé, Take My Breath Away de Berlin de mit à retentir. LE slow des 80's & 90's. Et c'est avec moi qu'elle voulu tanguer. Son corps contre le mien à vous damner, et pourtant je tutoyais les anges durant 4,15 mns.
Un rêve éveillé qui trouve sa puissance iconographique dans le film de Tony Scott. Merci Tom Cruise et Kelly McGillis, vous avez rendu une génération éperduement romantique.
Robin des Bois, prince des voleurs
On continue dans la série "slows de légende" non seulement parce que la chanson de Bryan Adams est somptueuse, mais également parce que ce Robin des Bois, prince des voleurs (1991) reste à mes yeux la plus belle adaptation cinématographique du personnage, renvoyant celle d'Errol Flynn aux oubliettes.Que peut-on repprocher à ce long métrage, tant Kevin Costner incarne avec panache le héros des bois de Sherwood, Alan Rickman nous livrant une prestation anthologique du shériff de Nottingham, et l'invité surprise Morgan Freeman en Azeem, compère et complice idéal du défenseur des opprimés. Everything I do, I do it for you vient parachever ce déluge de réussite, scellant le mariage de Robin et de Marianne.
My Blueberry Nights

My Blueberry Nights de Wong Kar-Wai est l'un de mes gros coups de coeur de 2007. Difficile de ne pas évoquer au milieu de ce torrent d'onirisme le couple formé par Jude Law et Norah Jones, segment scénaristique m'ayant le plus touché.
J'emploie le mot "touché" parce qu'effectivement je le fus, et je le dois en très grande partie à Cat Power et son The Greatest, musique ne m'ayant pas quitté des mois durant le soir avant de m'endormir, tant elle me rappelait ces séquences douces et apaisantes.
Le romantisme dans sa forme lyrique la plus pure.
Meet Joe Black
"Meet Joe Black n'est pas un film que l'on regarde, c'est un film que l'on ressent, car tout en ce film n'est que poésie" [...] "Chaque silence a sa force" [...] "La musique donne une incroyable densité émotionnelle à chaque image que ce film n'aurait jamais été ce qu'il était sans" [...] "elle apporte (...) une autre facette de l'incroyable romantisme qui règne durant 170 minutes"."J'ai adoré Meet Joe Black, ce film m'a énormément touché, et encore aujourd'hui, il me touche beaucoup. Car outre toutes les pensées philosophiques sur la Mort ou l'honneur, c'est un film d'amour, sur une relation impossible, mais qui au bout du compte, fait tellement rêver..."
Azariel, sur allociné, janvier 2004
Léon

Léon (1994) est sûrement le meilleur Luc Besson mais également le plus beau rôle de Jean Reno, vibrant de sincérité dans la peau de cet italien immigré tueur à gages se prenant d'affection pour la petite Mathilda (Natalie Portman) dont la famille fut exterminée.
Si la fin vous met au bord des larmes, la musique de Sting, Shape of my heart, finit de vous achever et la larme à l'oeil finit par couler. Comment résister ?
Philadelphia

Philadelphia (1994) est un film majeur même s'il est moins d'actualité.
Réussissant à aborder deux sujets ô combien casse-gueule, le sida et l'homosexualité, et cela sans déraper ni tomber dans les clichés.
Un Oscar pour Tom Hanks fort mérité, et une chanson qui une décennie plus tard continue de marquer notre génération. Streets Of Philadelphia demeure la plus grande réussite de Bruce Springsteen au côté de Secret Garden, la B.O. de Jerry Maguire (1996).
Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l'anneau
Difficile de ne pas évoquer la trilogie de Peter Jackson qui est l'une des plus grandes réussites artistiques de ces dix dernières années, et qui prouve qu'avec moins de 100 millions de dollars, on peut faire un film à la fois spectaculaire, passionnant, bourré d'effets spéciaux et esthétiquement impressionnant.Dans le premier volet, Howard Shore y met également du sien en nous proposant des partitions envoûtantes, il est donc difficile d'en choisir une plus qu'une autre, et pourtant c'est May it Be d'Enya qui me vient immédiatement en tête, ne serait-ce parce que c'est l'un de mes groupes préférés et ensuite parce que la chanson est tout simplement magnifique et incarnait à elle seule les espoirs de la communauté divisée.
Gladiator
...même dilemme avec la B.O. extraordinaire de Gladiator (2000) avec un Hans Zimmer en très, très grande forme. Néanmoins, penser à Gladiator me fait penser à un plan, un seul : la main caressant le blé, et la musique vous portant dans l'univers lyrique de Ridley Scott ne nous ayant pas habitué à y pénétrer.Lisa Gerrard me rappelle une chanteuse que j'aime beaucoup, Loreena McKennitt, que j'ai connu avec Bonny Portmore. Tant d'émotions au travers de sa voix dans une seule chanson. Now we are free m'a rappelé ce que j'avais ressenti en l'entendant pour la première fois devant Highlander III, à la différence que Lisa Gerrard l'entonne dans un film culte inoubliable.
Je n'ai plus jamais vu le blé de la même manière ensuite.
O'Brother

O'Brother (2000) est l'un de mes films préférés de George Clooney. La scène où il chante I am a man of constant sorrow n'y est pas étrangère parce qu'elle m'a fait mourir de rire, ce qui n'était plus arrivé depuis Wayne's World quand les compères reprennent en coeur Bohemian Rhapsody de Queen.
Cette scène à elle seule résume pour moi toute la loufoquerie et la bonne humeur dans laquelle O'Brother vous met, et je pense que pour un film de notre décennie, il reste celui à la B.O. la plus culottée qu'on ait pu voir.
Une des rares B.O. dont j'ai fait l'acquisition sitôt la sortie du CD.
Casino Royale

J'ai déjà évoqué plus d'une fois la chanson de Chris Cornell, You know my name, B.O. de Casino Royale (2006) de Martin Campbell.
Le film est de loin mon préféré de la saga, et sa B.O. également, dans la mesure où chaque fois que je l'écoute avec mon lecteur MP3 (car oui, elle trône fièrement dans ma playlist) je me sens moi-même espion au service secret de Sa Majesté.
Je n'en attendais de toute façon pas moins de l'ex-leader du groupe mythique Soundgarden, premier groupe avec Nirvana à avoir scellé les goûts musicaux qui sont miens à présent.
Cette liste reste bien entendu très incomplète, et il y a sûrement des films que j'oublie ou qui me reviendront plus tard. Néanmoins j'espère qu'elle évoquera pour vous de merveilleux souvenirs cinématographiques.
N'hésitez pas à réagir à cet article !

Après un Casino Royale incroyable et remettant au goût du jour la saga bondienne, c'est peu de dire que ce Quantum Of Solace était très attendu. D'autant que fait inédit, le 22ème opus s'inscrit directement dans la suite de son prédécesseur, l'histoire reprenant là où nous l'avions laissé.
Vesper morte, James Bond (Daniel Craig) veut des réponses, et il commence par en demander à Mr White (Jesper Christensen), membre d'une obscure organisation si profondément infiltrée que même le Mi-6 et la CIA n'en connaissent pas l'existence. Sa croisade emmènera notre agent secret préféré sur les traces d'un certain Dominic Greene (Mathieu Amalric), homme d'affaires oeuvrant pour la fameuse organisation et cherchant à contrôler une des plus grandes ressources naturelles au monde, semble-t'il le pétrole. C'est pourquoi ce dernier manigance avec le général Medrano (Joaquin Cosio) pour renverser le gouvernement bolivien, et cela au nez et à la barbe des américains et des britanniques. Bond trouvera sur son chemin Camille (Olga Kurylenko), pendant féminin dans une quête vengeresse commune.
Scénario à nouveau signé Paul Haggis (à qui l'on doit les scénarios de Million Dollar Baby (2005) et le dyptique Mémoires de nos pères (2006) / Lettres d'Iwo Jima (2007) de Clint Eastwood, de Collision (2005) et de Dans la vallée d'Elah (2007) qu'il réalisera lui-même), autant dire que le bonhomme n'a plus grand chose à prouver et pourtant...
Peut-être est-ce une des conséquences du peu de temps qu'il y a entre les deux opus (un poil plus de 23 mois) mais autant Casino Royale prenait le temps de construire un mythe, un réseau de trames et de machinations se nouant les unes aux autres, autant Quantum Of Solace fait le strict minimum, l'histoire pouvant se résumer à une succession de scènes d'action et d'ennui profond (dialogues sommaires, intrigue quasi-inexistante). Un scénario un peu juste en somme pour un James Bond qui aurait sûrement mérité plus d'attention.
Le pire ne se situe hélas pas à ce niveau, Quantum Of Solace trouvant ses plus vilains défauts dans sa mise en scène.
Marc Forster est le cinéaste à qui nous devons À l'ombre de la haine (2002), film ayant marqué les esprits masculins pour une scène anthologique aillant valu à son interprète Halle Berry l'Oscar de la meilleure actrice (Oscar qui du reste lui monta un peu à la tête, les connaisseurs de la saga X-Men sauront à quoi je fais allusion), ainsi que le très moyen Stay (2006) et le récent Les Cerfs-volants de Kaboul (2008). On se demande dès lors pourquoi les producteurs ont choisi un réalisateur inexpérimenté dans un genre qu'il ne connait pas en lieu et place du très expérimenté Martin Campbell, si ce n'est pour acheter une crédibilité respectable à la saga. L'idée aurait pu être alléchante mais difficile de comprendre un cinéaste déclarant que le thème de son Bond est la confiance quand tout porte à penser qu'il aurait fallu ici traiter de la vengeance.
Certaines scènes d'action sont réellement bien mises en boîte et certains plans fort bien sentis. Que cela soit la scène de poursuite ouvrant le long métrage ou bien celle où James vient au secours de Camille au volant d'un bateau, Quantum Of Solace impressionne par son visuel plus poussé et donc plus jouissif que celui de Casino Royale. Seulement Forster fait deux erreurs majeures, d'abord d'un point de vue artistique et ensuite d'un point de vue comparatif.
En effet, le cinéaste par deux fois use d'un montage parallèle (façon Eisenstein dans La Grève, 1925) mettant en juxtaposition scènes d'action intenses et scènes annexes ayant un rapport sémantique entre elles (James Bond poursuit un vilain, Forster nous montre parallèlement une course de chevaux sensée représenter les deux hommes en pleine poursuite). On y gagne certes d'un point de vue esthétique mais on y perd grandement au niveau de la nervosité de l'action, Forster sabotant lui-même la violence de ces scènes. Un comble quand il s'agit qui plus est des scènes les plus spectaculaires !
Autre point sensible, les scènes de combat et de poursuite s'inscrivent dans la lignée de la trilogie Jason Bourne (ce que Martin Campbell avait soigneusement évité de faire, à juste titre) et il se trouve que Marc Forster n'a pas le quart du talent de Paul Greengrass pour filmer l'intensité d'une bagarre ou la course-poursuite entre Bond/Bourne et son ennemi. La séquence où l'agent 007 poursuit un traître nous rappelle par ailleurs étrangement celle où Bourne (Matt Damon), dans La Vengeance dans la peau (2007), se met à sauter de toît en toît à Tanger pour sauver Nicky (Julia Stiles) du sort que lui réserve Desh (Joey Ansah), jusqu'à ce plan mémorable où Bourne saute d'un balcon à un autre, traverse la fenêtre et s'attaque à son opposant, cela sans la moindre coupe, la caméra allant même jusqu'à accompagner l'acteur dans son élan. Même topo pour l'agent le moins secret au service de Sa Majesté qui va de toît en toît et de balcon en balcon sauf que lorsqu'on passe derrière Bourne avec bien moins de virtuosité, la comparaison n'aide en rien le film de Forster.
En résulte un Marc Forster faisant du Paul Greengrass sans être Paul Greengrass. Et c'est Quantum Of Solace qui trinque.
Autre déception, les acteurs.
J'ai beau avouer que je trouve Olga Kurylenko très belle, force est de constater qu'elle n'arrivera jamais à s'imposer autant qu'Eva Green n'imprègne sur la pellicule sa grande classe. Elle donne certes de la consistance à son rôle de femme dévorée par la veangeance (ce qui n'explique pas par ailleurs les errances du scénario la rendant suffisamment stupide pour s'exposer plus d'une fois : il ne manquait plus qu'à peindre une cible sur ses robes histoire d'enfoncer le clou) mais passer derrière la performance de notre frenchie lui est fort préjudiciable.
Pour rester sur le sujet des James Bond Girls, quid de l'agent Fields (Gemma Arterton) qui ne sert absolument à rien dans le métrage ? Un personnage sans intérêt dont Forster aurait pu nous dispenser pour se concentrer sur les véritables enjeux du film.
Même chose pour René Mathis (Giancarlo Giannini) dont le retour aide à faire avancer l'intrigue mais qui au final aura un impact dérisoire en comparaison de son rôle dans Casino Royale.
Quant à Mathieu Amalric, il souffre du même problème qu'Olga Kurylenko dans la mesure où Mads Mikkelsen avait incarné Le Chiffre de manière magistrale auparavant, tandis qu'Amalric semble autant surjouer qu'il abuse de son regard naturellement inquiétant. Seul hic : un attrait physique ne fait pas le méchant.
Et pour finir Daniel Craig, qui n'apporte hélas pas grand chose au personnage de Commander Bond, et se montre encore plus inexpressif qu'un cadavre.
Je ne parlerai pas de l'homme de main de Greene, Elvis (Anatole Taubman), aussi ridicule qu'inintéressant.
Reste à sauver dans ce désastre Judi Dench qui incarne M avec autant de panache que dans l'opus précédent, se montrant toujours très habile dans ce personnage double vis-à-vis de son agent (préféré ?).
Encore un point qui agace, le générique. Comme je l'avais indiqué dans le Zoom sur Casino Royale, la musique de Chris Cornell faisait merveille, son You know my name collant parfaitement à l'univers Bond. Mais que dire de cet Another way to die d'Alicia Keys et Jack White si ce n'est qu'en plus d'être horriblement inaudible, la chanson a autant sa place dans un générique de James Bond que ne l'avait celle Madonna et son Die another day. À se demander si Amy Winehouse, même shootée au prosac, n'aurait pas fait mieux. Sisi, je vous l'assure.
On pourra regretter également l'absence du fameux "Bond, James Bond" nous rappelant les bons vieux automatismes de la saga, ou encore l'absence en fin de séquence introductive du plan où l'on voit 007 tirer plein cadre, lancant ainsi le générique.
Néanmoins Marc Forster assure le minimum en reprenant à son compte les nouvelles règles que Martin Campbell a instauré dans son second film bondien : une fois encore, James Bond ne se sert pas de gadgets plus improbables les uns que les autres, ancrant davantage la saga dans un monde contemporain plus réaliste, ce qui n'est pas pour nous déplaire tant le sujet du film (l'écologie et les ressources naturelles) et un débat plus que d'actualité.
Toujours aussi noir, la nouvelle direction de la saga entamée dans le 21ème opus fait plaisir à voir et bien que plus sombres, les aventures de l'agent secret créé par Ian Fleming n'en demeurent pas moins toujours aussi passionnantes à suivre. C'est d'ailleurs ce qui sauve en grande partie le film.
Marc Forster nous rend donc au final une copie propre mais l'on attendait de lui bien plus, ne serait-ce que tenir la comparaison avec Casino Royale, ce qui hélas n'est guère le cas. En espérant que le réalisateur s'occupant de la 23ème aventure de l'agent britannique soit un peu plus câlé pour ne pas perdre l'essence de la saga nouvelle (vous l'aurez compris, je vote Paul Greengrass).
En bref : De temps en temps décousu, manquant singulièrement de nervosité, doté d'un scénario trop juste, Quantum Of Solace est une déception à plus d'un titre. L'essai n'a pas été transformé et l'on en vient à se demander si plus de deux ans auraient été nécessaire pour parfaire la suite des aventures de notre espion britannique préféré. Ce 22ème opus n'en demeure pas moins un bon film, plaisant à suivre, et dont on aurait tort de se passer. En espérant (beaucoup) mieux prochainement.
Rang : C

Laetitia Colombani livre enfin son second long métrage, le premier remontant à 2002 (À la folie, pas du tout) et à ses jeunes débuts après avoir fait l'École Louis Lumière (elle avait 25 ans et dirigeait Samuel Le Bihan et Audrey Tautou, excusez du peu !).
Dans Mes stars et moi, la jeune cinéaste réunit à nouveau un casting quatre étoiles pour une histoire inspirée par des anecdotes auquelles est fut confrontée lors de la promotion d'À la folie, pas du tout. Un fan très envahissant (Kad Merad, l'acteur français en vogue ces temps-ci, après "l'ère Clovis Cornillac") se mêle de la vie de ses stars du cinéma préférées (Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart et Mélanie Bernier) pour le meilleur, et pour le pire.
L'intrigue semble intéressante et le thème de l'obsession un sujet pouvant amener bien des scènes hilarantes, et si Colombani met bien en place les choses au début du long, force est de constater que le filon s'épuise dès la seconde moitié. Audrey Tautou était réellement barge, mais ici on voit surtout un Kad déboussolé par le départ de sa femme, aidant même ces fameuses stars plus qu'il ne les dessert.
Malgré une réalisation peu flamboyante et un scénario totalement improbable, reste à Mes stars et moi quelques scènes comiques (ce n'est pas pour rien que le chat est sur l'affiche !) et des acteurs dans le ton quoiqu'en pleine démonstration. Dommage, le film aurait pu gagner à être plus acerbe et plus piquant. Sa folie aigre-douce reste cependant agréable à suivre et marque bien l'univers fantaisiste dans lequelle Colombani vit et aimer à nous plonger.
Rang : C
... Pardonnez ce vilain jeu de mots dont je suis pourtant, hélas, un grand adepte, et place aux scores de la semaine passée !
The Top :
Mesrine : L'Instinct de mort tape fort pour sa première semaine d'exploitation et attire 769 242 français dans les salles obscures. Tant mieux, parce qu'avec les blockbusters hivernaux se pointant la semaine suivante, il est toujours bien pour le cinéma français d'engranger quelques biftons.
Autre gros carton de la semaine, High School Musical 3 que j'avoue ne pas avoir vu mais qui semble de ce que j'ai pu en voir aux Halles beaucoup plaire aux jeunes demoiselles. À croire que Disney aime avoir les beaux gosses dans ses rangs ! (oui, je fais bien allusion à Johnny Depp, et qu'on ne vienne pas me contredire sur son statut de joli coeur !)
Vicky Cristina Barcelona continue également son petit bonhomme de chemin et dépasse le million d'entrées, ce qui en fait sans conteste un succès très estimable pour Woody Allen dans nos contrées.
The Flop :
Coluche, l'histoire d'un mec souffre de sa mauvaise pub' et de son trop plein de présence télévisuelle pour les besoins de sa promotion, faisant passer l'envie à plus d'un français d'aller voir la dernière réalisation d'Antoine de Caunes. Et on les comprend... Avec une baisse de fréquentation de 43% dès la seconde semaine d'exploitation et à peine plus de 150 000 fauteuils ayant trouvé preneurs, m'est d'avis que le film disparaitra assez rapidement de nos salles de cinéma.
Autre déception, Tonnerre sous les Tropiques ne fait que 180 377 entrées pour un total de 429 623 entrées ce qui laisse dubitatif tant le film est pourtant une réussite.
Après le triomphe annoncé de Cassel, on parie sur le retour en grâce de l'agent 007 prêt à exploser les compteurs cette année ? (bon certes, les Ch'tis sont à l'abri, m'enfin quand même ! C'est James Bond !)

Faire bien plus avec autant : voilà ce qui impressionne dans cette séquelle d'Hellboy. Car effectivement, pour un budget sensiblement équivalent, Hellboy II les légions d'or maudites (on se demande d'où sort le "maudites", d'ailleurs...) réussit à combler les manques dont le premier Hellboy souffrait sans pour autant donner dans la surenchère.
Guillermo Del Toro a un univers esthétique et artistique très particulier. Lui-même avouera dans un making of qu'il a prêté plus que de raison énormément d'attention aux formes de son long métrage, et qu'on aime ou non, il faut bien là reconnaître l'immense talent du réalisateur mexicain. On pourra surtout lui reprocher de ce point de vue une trop grande tendance à confondre univers fantastique et visuel ocre jusqu'à en filer la jaunisse. C'était déjà frappant dans Blade II, ici, Golden Army ou pas, c'en est presque écoeurant.
Mais qu'importe ! Nous retrouvons donc Ron Perlman dans la peau de "Red", Selma Blair reprenant son rôle de Liz et Doug Jones en Abe Sapien, ainsi qu'un petit nouveau des plus brumeux du nom de Johann Krauss (la voix appartenant à Seth MacFarlane). Ils auront à en découdre avec le Prince elfe Nuada (Luke Goss), désireux de rompre la trêve établie entre le Roi son père (Roy Dotrice) et les humains à la suite d'une guerre ancestrale. Pour se faire, le vilain pas beau (quoiqu'extrêmement habile combattant, maniant aussi bien la lance que je m'efforce de manier les mots) cherche à prendre le contrôle d'une légion de soldats mécaniques indestructibles, contrôlée par une couronne, elle-même divisée en trois parties dont une détenue par la Princesse Nuala (Anna Walton), sa soeur non désireuse de le suivre dans ses manigances.
Vous l'aurez compris, pas de quoi fouetter un chat même si on ne peut pas nier que pour ce genre de film, nous n'en attendons pas forcément davantage côté scénario.
L'intérêt d'Hellboy II les légions d'or maudites se situe ailleurs. Tout d'abord, Guillermo Del Toro, afin de parfaire l'univers dont il s'inspire librement du comic book, invente une faune rendant l'univers d'autant plus immersif qu'il gagne en cohérence. On est clairement dans un univers heroic fantasy où se mêlent gobelins, elfes, humains, trolls et autres créatures fantastiques, chose que Del Toro n'avait pu développer dans le premier opus, faute de moyen et surtout de liberté artistique et créative. Que dire par exemple de l'Ange de la Mort, sublime annonciateur des évènements à venir dans un hypothétique Hellboy III, dont la beauté plastique n'a d'égale qu'une ou deux créatures du Labyrinthe de Pan.
Ensuite, pour combler les amateurs du genre, il faut de l'action, et il est certain qu'ici, nous n'en manquons pas puisque le premier Hellboy s'est déjà chargé de poser les bases du personnage amateur des "Ça m'gonfle !" mais là où l'opus précédent distillait quelques scènes comiques au compte-goutte, le second opus donne davantage dans la boutade et déborde d'humour. [SPOILER]Il est d'ailleurs dommage que la paternité évoquée dans le long métrage ne soit pas davantage exploitée tant elle aurait pu amener quelques situations amusantes en tirant mieux avantage d'une telle déconvenue pour le géant rouge.[/SPOILER]
Ce film n'est cependant pas à mettre entre toutes les mains et risque de diviser. Autant le dire avec des mots simples, Hellboy II les légions d'or maudites est surtout un film pour garçons, et a peu de chance de plaire aux demoiselles et encore moins aux allergiques de l'univers si particulier de Guillermo Del Toro. Ne pas avoir aimé le premier opus vous fera encore moins apprécier le second, et là où un Spider-Man de Sam Raimi avait pour vertue d'être destiné à un large public, Hellboy II les légions d'or maudites plaira avant tout aux fans de comics.
En bref : Guillermo Del Toro réussit un véritable tour de force en améliorant la recette du premier Hellboy avec pourtant autant de moyens. Plus libre de ses choix artistiquement, le metteur en scène originaire de Guadalajara nous expose un bestiaire des plus impressionnants mais en oublie quelque peu son personnage d'Hellboy, cantonné ici au simple rôle de super-héros casseur de monstres. Un choix peu préjudiciable pour une oeuvre plastiquement irréprochable. À réserver toutefois aux inconditionnel(le)s du genre.
Rang : B
Pour les déclarations d'amour
La notation
Rang D : Mauvais
Rang C : Pas mal
Rang B : Bon film
Rang A : Petite bombe
Rang S : Mythique !
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